Découverte des oasis
L'oasis de Baharaya
L'oasis de Baharaya occupe une dépression de 2000 km². Centre agricole important dans l'Antiquité, elle prospéra jusqu'au IVe s. avant de décliner avec le pouvoir romain.
Aujourd'hui Bawiti en est la ville principale. Une nécropole de plus de 200 momies gréco-romaines bien conservées a été exhumée par des archéologues.
L'oasis possède de nombreuses sources d'eau chaude et d'eau froide (Bir al-Muftella, Bir al-Ramla, Bir al-Ghaba, Bir al-Mattar, les sources romaines d'Al-Bishmu).
L'oasis de Farafra
L'oasis de Farafra est la plus petite du désert lybique. D'origine bédouine, la plupart de ses habitants perpétue encore certaines traditions séculaires. Les petites maisons en brique crue de la ville principale, Qasr el-Farafra, comportent toutes des portes en bois dotées de serrures médiévales.
La ville incite à la flânerie dans ses magnifiques jardins. L'oasis produit des dattes, des figues,des abricots, des goyaves, des oranges, des pommes, des graines de tournesol et des olives.
L'oasis de Kharga
Kharga, la plus vaste et la plus moderne des oasis se tient dans une dépression d'environ 30 km de large et 200 km de long. Le chef-lieu, el-Kharga, était autrefois une étape sur la route des "Quarante jours" entre le Soudan et l'Égypte. Depuis les années 60, elle a souffert du rêve des planificateurs (énormes bâtiments en béton et verre, larges boulevards…)…
À voir : le musée, le temple d'Hibis dédié à Amon (VIe s. avant J.-C.), la nécropole chrétienne de Bagawat (tombes coptes à coupole datant du IVe au IVe s., chapelle de la Paix, chapelle de l'Exode…), le Deir el-Kashef (vestiges paléochrétiens).
L'oasis de Siwa
D'où que l'on vienne, il faut avaler des centaines de kilomètres de désert tantôt rocailleux, tantôt sablonneux formant des dunes qui ondulent à l'infini. Siwa s'avère être une grande oasis qui s'étend sur environ 30 km de long et 20 km de large, entourée de deux grands lagons qui lui donnent un air féerique.
Siwa est truffée de curiosités et de sites historiques : les beaux vestiges de deux anciens villages typiques, Shali au nord de l'oasis et Aghurmi au sud, le temple d'Amon, Adrar n lmuta "la montagne des morts", une montagne dans laquelle on a creusé des tombes et qui date de l'an 664 avant J.-C., sans oublier le musée dans lequel on peut retrouver quelques traces de la longue histoire de Siwa.
L'oasis de Dakhla
L'oasis de Dakhla a vu le jour à partir de 600 sources et points d'eau naturels. Elle a connu une implantation humaine ininterrompue depuis la Préhistoire. Au néolithique, elle abritait un gigantesque lac et des peintures rupestres indiquent la présence d'éléphants, de buffles et d'autruches. Ses pittoresques villages en brique crue se tiennent au milieu de champs et de vergers luxuriants. L'oasis produit du riz, du blé, des mangues, des oranges, des olives, des dattes et des abricots…
À voir : le musée ethnographique, la vieille ville de Mout (ruines de la citadelle, cimetière musulman médiéval), les sources chaudes sulfureuses, la cité médiévale de el-Qasr (portes d'entrée des périodes mamelouk et ottomane, linteaux en bois d'acacia portant des inscriptions gravées, mausolée du cheikh Nasr el-Din…), Balat (venelles typiques, vestiges pharaoniques…), les tombes d'el-Muzawaka (ptolémaïques et romaines).

